De l’importance de la réflexion

L’expérience qu’a vécue Elénore a été pour moi, sa mère, enrichissante à plus d’un titre. (Avec le recul, on s’entend).
Elle a démontré que même si un parcours est semé d’embûches, entravé par des aléas que nous n’aurions pas souhaités, il y a aussi plein d’espoir. Je ne regrette pas tout l’investissement consacré à Eléonore. Non seulement, il y a des progrès, ce qui dans son cas est plutôt encourageant, mais en plus les liens se tissant entre nous, sont de plus en plus forts et respectueux. (elle a des liens forts avec beaucoup de gens, elle est très aimante). Très souvent, Eléonore me demande si elle aura un métier quand elle sera plus grande, si elle sera comme tout le monde et qu’elle pourra vivre sa vie sans son handicap. Même si nous ne savons pas ce que l’avenir nous réserve, je reste toujours encourageante et lui montre l’importance de s’estimer. Elle a longtemps été différente des autres enfants, mais elle a développé tellement de qualités d’amour, qu’elle est très touchante. Elle remercie plusieurs fois par jours de ce que l’on fait pour elle, elle se préoccupe des autres, exprime très souvent sa gratitude pour tous ceux qui se sont investis pour elle. C’est une enfant avec laquelle, il faut faire très peu de remarques, car elle est très polie et très respectueuse, elle suscite très peu d’énervements, non pas qu’elle soit toujours calme, elle peut parfois se mettre dans des colères noires (surtout quand elle veut arriver à comprendre quelque chose, mais qu’elle n’y arrive pas). Elle est très peu compliquée, elle a tendance à prendre un peu la vie comme elle vient. Elle a une très grande générosité. A mesure qu’elle progresse à tous niveaux, surtout moteurs et intellectuels, on repère de moins en moins de différence avec un autre enfant. Je n’aime pas ce mot, mais disons, qu’elle redevient « normale ». C’est entre autres pour ses qualités d’être, que ses maîtresses ont pu continuer à la garder à l’école primaire, jamais, elle n’a eu de comportements violents inmaîtrisables. (excepté l’épisode du coup de crayon dans le dos d’une petite camarade, mais ce ne s’est jamais réitéré, elle est de plus devenue bonne copine avec elle). Plusieurs de ses maîtresses, indépendamment de ses troubles de l’apprentissage, trouvaient que c’était une petite fille très attachante.
Concernant le vaccin de la rougeole, ou tout autre vaccin, c’est vraiment aux parents de choisir. J’aime bien l’idée du droit de choisir. Je ne pense pas que ce serait sage de dire à un parent (encore moins de ma part, je ne suis pas spécialiste) de ne pas vacciner son enfant. Je préfère lui permettre de s’en remettre à sa réflexion intérieure, de peser le pour et le contre, à être dans une relation de confiance avec le médecin de son enfant. Pour ma part, à l’époque, j’étais encore naïve et je pensais que seule la bonne intention d’un pédiatre suffisait. Il m’avait tellement rempli la tête avec les risques de complications d’une rougeole (je ne les nie pas, ils existent) que je n’ai pas été assez attentive. C’est vrai que les vaccins protègent des maladies, c’est vrai que ça marche, au niveau immunitaire, pas de problème, mais je me serai bien passée de tout ce qui a suivi. Quand on est mère, on ne pense qu’à une chose, que notre enfant n’ait rien de grave, soit en sécurité, se développe bien et qu’il ait une vie heureuse. (j’ai appris que c’est totalement illusoire, la vie est chargée de maladies qui ne sont pas toutes simples). Aujourd’hui, il est hors de question que je me laisse dominer par la peur d’un médecin. Je suis de plus en plus convaincue, qu’il s’agit de réfléchir. « Primum non nocere », d’abord ne pas nuire, a dit Hippocrate. La vie m’a offert une petite fille magnifique, les circonstances n’ont pas joué en sa faveur, c’est vrai qu’un tel chemin, c’est presque les travaux d’Hercule, mais finalement, l’essentiel n’est pas de me morfondre pourquoi j’ai fait vacciner ma fille, c’est fait, je ne peux pas revenir en arrière.

Certains me diront que c’est n’est pas le vaccin de la rougeole. Je trouve que c’est trop simple comme affirmation. A ceux là, je demanderai, mais alors d’où sont venus tous les symptômes qui ont suivi l’acte vaccinal, la pneumonie (qui cela dit en passant est une des complications de la rougeole) etc. En tant que sa maman, je vois les symptômes qu’elle a présentés, je revois ses nuits de toux incessantes, ces mots qu’elle a mis des années à lire, ces opérations mathématiques qui sont irréalisables, tous les aliments qu’elle ne supporte pas, (si elle est invitée à un anniversaire, elle doit prendre son pic nic, il y a des mamans qui lui ont toutefois concocté des gâteaux sans gluten), alors, j’invite tous les chercheurs bien intentionnés de la planète de me dire d’où proviennent toutes ces complications: une certitude, ELEONORE NE LES PAS INVENTEES TOUTES SEULE, elles ne sont pas non plus tombées du ciel. Je me suis aussi posé beaucoup de questions, si j’avais commis quelque chose de faux à l’encontre de ma fille en l’attendant, ou si je lui avais transmis une tare héréditaire, ou si… Thalès aurait dit il y a bien longtemps « connais toi toi même et tu connaîtras l’univers et les Dieux, et bien en guise de conclusion j’ai envie d’ajouter, connaissons ce qui est bon pour nos enfants et nous vivrons dans l’harmonie.

2 Réponses à “De l’importance de la réflexion”

  1. Stéphane Cullati dit :

    La démarche de l’auteur de ce blog reflète une caractéristique de notre société contemporaine: les citoyens deviennent de plus en plus réflexifs sur leur trajectoire de vie, leurs groupes d’appartenances, les institutions de leur société (dont la médecine) et enfin leur société.

    En s’interrogeant sur les conséquences de la vaccination sur son enfant, cette maman questionne en même temps la définition de la santé par les institutions de santé publique. Si cette dernière postule la santé comme l’absence de maladie (virus, bactéries malsaines, parasites, etc.) et recours à une pharmacopée destructrice (anti-bios) pour soigner, l’auteur de ce blog montre, par son témoignage (à côté de milliers d’autres dans le monde), qu’une autre conception de la santé est possible, où il s’agit de développer le corps et ses ressources (plutôt que de l’affaiblir) au moyen d’une alimentation saine et diversifiée.

    Longue vie à ce blog!

  2. CG dit :

    Bonsoir,
    Il est tard, et je découvre votre blog, avec un sentiment mitigé, à la fois de joie et d’espoir mais aussi de colère.
    Ma fille a maintenant 8 ans et demi. Lorsqu’elle est née , c’était un trés beau bébé. Je l’ai allaité jusqu’à mois et demi.
    Elle avait une petite malformation rénale mais qui n’a jamais entrainé un problème de santé.
    Elle a eu beaucoup de vaccins. Dés le premier mois, l BCG. Elle l’a assez mal supporté. Elle a développé une sorte de pneumonie asthmatiforme aprés.
    Puis , elle a reçu le pentacoq et la vaccination anti HB. Puis , sur la pression du pédiatre elle a reçu le prevenar.
    Vers 14 mois, elle a reçu le ROR.
    A partir de ce moment là, elle a commencé à pleurer énormément la nnuit. Elle se réveillait jusqu’à 15 fois par nuit et m’appelait. Dans la journée , elle ne dormait plus. Son comportement a changé. De beau bébé rieur, elle était renfermée . Elle a développé de l’asthme.
    Au moment de l’acquisition du langage. Elle ne répondait pas et restait dans un langage trés bébé. Elle ne pouvait pas fixer son attention plus de quelques secondes. Impossible de lui lire un livre, de lui chanter une berceuse …Elle sautait du lit et courait partout.
    Scolairement, elle a réussi à effectuer ses deux premières année de maternelle avec des problèmes pour trouver les couleurs, pour arriver à dessiner à recopier un prénom. Mal latéralisée, elle utilisait sans problème les deux mains mais avec une écriture trés grosse. Elle avait de gros problème de vue qui ont été corrigés. Elle ne parlait que trés peu à l’âge de 4 ans. Elle avait des difficultés de mémoire; des soucis psychomoteur…
    Nous avons consulté une psychologue qui lui a trouvé un QI Normal autour de 90 mais elle ne retenait rien et l’institutrice nous disait qu’elle était arriérée.
    ELle a commencé à faire de la rééducation en orthophonie et en psychomotricité. Grace à deux enseignants formidables elle a réussi à apprendre à lire. Elle est trés volontaire.

    Aujourd’hui , les médecins et spécialistes consultés ont diagnostiqué chez elle: une dysorthographie. DEs troubles de mémoires. Une dyspraxie visuo spatiale et constructive et des troubles de l’attention et de l’hyperactivité.
    Les médecins veulent la mettre sous ritaline et je ne le souhaite pas. Mais j’aimerai trouvé d’autres solutions.
    Effectivement, je vais explorer les intolérances et les problèmes alimentaires.
    Je verrai si aprés un bilan, son état s’améliore.
    Je comprends l’angoisse et je vous félicite pour la bataille que vous avez menée. J’ai moi même développé une sclérose en plaque suite à la vaccination hépatite b.
    Ma fille dernièrement a atttrapé la coqueluche malgré le fait qu’elle ait reçu tous les vaccins.
    les enfants sont notre bien le plus précieux et je me demande pour qu’elle raison nous ne pouvons pas arriver à faire une politique de santé publique différente.
    Nous ne mangeons que bio . Mais, je vais voir s’il ne faut pas éliminer le lait et le gluten de son alimentation.
    Je vous laisse le lien du blog sur l’exposition qui circule en France et qui concerne les vaccins:
    http://expovaccins.over-blog.com/
    Merci pour votre blog

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